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Qui sommes nous?

Notesdeparfums.com est mon troisième site Internet. J’ai d’abord créé et développé leblogdesmontres.fr, aujourd’hui disparu. Ce blog était devenu l’un des leaders de l’information horlogère sur le web francophone. J’ai ensuite créé Endanseuse.com, site internet consacré au cyclisme et à tout ce qu’il y a autour (tout sauf la compétition!), trop rarement actualisé malheureusement. Et aujourd’hui, je me consacre à Notes de Parfums, le site qui prend des notes sur les parfums, qui note les parfums et parle des notes des parfums.

Vous y découvrirez des parfums connus et d’autres confidentiels, des fragrances plaisantes et d’autres peut-être repoussantes. Notes de Parfums se veut curieux de tout, sans a priori. Il s’étonne d’un Brut Original ou d’un parfum Jacadi autant que d’une Édition Frédéric Malle.

Mes parfums

Aussi loin que je me souvienne, j’ai porté mon premier parfum vers l’âge de 13 ans. Il s’agissait de Basic Homme Eau Tonic de Vichy, dont le flacon louait les propriétés énergisantes, tonifiantes et rafraichissantes. J’ai gardé ce parfum sans doute jusqu’à mes 16 ou 17 ans, âge auquel on m’a offert la très jolie Eau d’orange verte d’Hermès. Ce parfum me rappelait l’odeur des feuilles de citronnier et de mandarinier que je froissais du bout de mes doigts lorsqu’enfant, j’habitais avec ma famille au Maroc. Puis, vers 22 ans, alors que je portais mes premiers costumes, ma compagne m’offrit Terre d’Hermès, parfum qui m’a accompagné pendant près de 10 années.

Pour être franc, je n’étais pas un grand consommateur de parfums. Je réservais Terre essentiellement aux grandes occasions. D’ailleurs, j’ai longtemps pensé que Terre serait mon dernier parfum, qu’il ferait partie de mon identité, comme le N°19 fait partie de l’identité de ma mère et Signoricci de Nina Ricci fait partie de celle de mon père.

En revanche, j’ai toujours eu un intérêt particulier pour les odeurs. Odeurs de vins, de fleurs, de fruits. Odeurs de peau. Odeurs des pays que j’ai visités, remugles ou délices d’ailleurs, peu importe. Ambre, encens, fleur d’orangée, gaïac. Odeurs de canalisations bouchées et parfois absence de canalisation. Odeur de l’argile qui se colle aux crampons des chaussures de randonnée. Odeurs de poissons devenu rance en fin de marché sur la Petite Hollande à Nantes ou à Essaouira. Odeurs de cuisine du Maroc, du Cambodge, de l’Inde. Odeurs de charogne dans un marché d’Asie.

Le déclic est venu en lisant le très beau livre de Robert Muchembled, La civilisation des odeurs. J’y ai redécouvert un monde d’odeurs auquel j’étais particulièrement sensible, parfois sans même m’en rendre compte. Ce livre m’a ouvert les yeux sur l’importance du parfum dans notre civilisation. D’esprit curieux, je me suis longuement documenté et ai découvert des parfums dont je ne soupçonnais pas l’existence encore quelques mois auparavant.

J’ai d’abord été séduit par Rien d’Etat Libre d’Orange, puis par Agarbathi de Penhaligon’s. J’ai poussé un peu plus loin mes recherches en essayant Ambre sultan de Serge Lutens, Rien Intense Incense, Mortel de Cire Trudon, Les heures liturgiques de Jovoy, Vapeurs diablotines de Sous le manteau ou encore Vespero de Jeroboam.

Cardinal - Eau de parfum - Heeley

Aujourd’hui, je continue de porter Terre d’Hermès. Toutefois, selon la température du jour et mon humeur, j’alterne avec  Cardinal de James Heeley, M7 Oud Absolu d’Yves Saint Laurent et, curieusement, Au fil de toi d’Emmanuelle Khanh.

J’aime les parfums surprenants, qui font voyager. L’ambre, pour peu qu’elle ne soit pas trop sucrée et l’encens ont pour moi l’odeur de mon enfance passée au Maroc. C’est peut-être pour cette raison que les parfums orientaux me séduisent particulièrement. Au fil de toi fait ainsi figure d’anomalie dans ma collection, mais ce que j’apprécie en lui relève de l’intime.

Mon pêché mignon? Lire un joli roman ou un livre d’Histoire à côté d’une bougie Ambre 1er de Jovoy!